Au-delà des mouvements habituels d’acquisition et de cession, le marché immobilier français envoie des signaux préoccupants. Les dernières statistiques publiées par le Service des données et études statistiques (SDES), rattaché au ministère du Logement, dressent un état des lieux du quatrième trimestre 2025. Entre recul des ventes et déséquilibres persistants, les données confirment un marché en tension.
Le marché immobilier en France se caractérise par de fortes disparités selon les territoires et les périodes d’acquisition. Les données du SDES montrent que la plus-value réalisée lors de la revente varie significativement en fonction de la localisation du bien et de sa date d’achat. Ainsi, certains biens acquis entre 2006 et 2010 peuvent être revendus sans gain, voire à perte en 2021. À l’inverse, les acquisitions réalisées en dehors de cette période offrent des perspectives de rentabilité plus favorables. Ces écarts illustrent l’impact du cycle immobilier sur la valorisation des biens.
Le bilan du SDES confirme un ralentissement marqué du marché du logement neuf au quatrième trimestre 2025. Cette contraction concerne à la fois les particuliers et les investisseurs institutionnels.
Du côté des particuliers, les chiffres sont sans appel : 15 536 logements neufs ont été réservés sur la période, soit une baisse de 5,6 % par rapport au trimestre précédent. Ce recul touche aussi bien les appartements (–5,8 %) que les maisons (–2,6 %). Par ailleurs, 17 325 logements ont été vendus, ce qui représente une diminution de 9,2 % sur un trimestre.
Les ventes en bloc, qui permettent aux institutions d’acquérir plusieurs logements en une seule opération, sont également en baisse. Au quatrième trimestre 2025, 12 830 logements ont été réservés dans ce cadre, en recul par rapport au trimestre précédent.Toutefois, certains acquéreurs institutionnels affichent une légère reprise, avec une hausse de 5,2 %, signe d’un marché encore en recomposition.