Si vous avez récemment vendu, acheté ou fait louer un logement, vous avez sans doute entendu parler du DPE (diagnostic de performance énergétique), ce document qui évalue la consommation d’énergie et l’impact environnemental de votre bien. Depuis l’année dernière, les contrôles sur la fiabilité des DPE se sont intensifiés, notamment à travers des indicateurs appelés KPI. Récemment, ces KPI ont évolué, ce qui change la façon dont les diagnostics sont vérifiés et peut avoir des conséquences concrètes pour les propriétaires comme pour les futurs acquéreurs ou locataires.
Alors, que faut-il retenir de ces évolutions, et qu’est-ce que cela change pour vous si vous vendez, achetez ou louez un logement ? Faisons le point pour anticiper les prochaines étapes et vous permettre de mieux comprendre ce qui se joue autour du DPE.
Jusqu’à récemment, plusieurs indicateurs statistiques - appelés KPI (pour « key performance indicator », ou indicateur clé de performance) - étaient utilisés pour surveiller la qualité des DPE réalisés dans toute la France. Ces outils étaient surtout connus des professionnels, mais ils conditionnaient la rigueur et la validité des diagnostics qui, eux, vous concernent directement lors d’une vente ou d’une location.
Trois changements majeurs sont désormais actés :
Au final, il ne reste plus que trois indicateurs principaux : « Nombre », « Désactivé » et « Seuil ». Ces modifications visent à clarifier les contrôles et à éviter les erreurs ou les sanctions injustifiées.
Concrètement, pour vous qui vendez, louez ou achetez un bien, ces évolutions sur les indicateurs de contrôle ne changent pas le contenu du DPE à fournir mais elles peuvent avoir des conséquences sur la fiabilité et la rapidité d’obtention du diagnostic.
En résumé, la procédure gagne en clarté et en efficacité, ce qui sécurise vos démarches immobilières.
Même si ces mesures simplifient la situation, tout n’est pas encore totalement stabilisé. Un travail collectif est en cours, piloté par le CSTB (Centre scientifique et technique du bâtiment), pour ajuster et améliorer les indicateurs restants à partir des retours du terrain. Une réunion de lancement est prévue début septembre 2026.
Par ailleurs, il faut savoir que :
Des discussions sont également en cours pour renforcer la déontologie et l’éthique des diagnostiqueurs, dans la continuité des Assises du Diagnostic Immobilier. Une charte spécifique doit être travaillée très prochainement avec l’appui des organisations professionnelles et des pouvoirs publics.
Pour les propriétaires, vendeurs et bailleurs : ces changements vous offrent une sécurité supplémentaire lors de la réalisation d’un DPE. Vous pouvez demander à votre diagnostiqueur comment il suit désormais ses indicateurs et profiter d’un processus plus transparent. Si vous envisagez de vendre ou de louer, sachez que le DPE reste obligatoire, mais que les risques de contestation ou de blocage pour des raisons administratives diminuent.
Pour les futurs acquéreurs et locataires : un DPE plus fiable signifie une meilleure information sur la performance énergétique du logement et donc sur vos futures dépenses d’énergie. Si vous constatez des erreurs ou des incohérences, le système actuel permet de les corriger plus facilement.
Enfin, restez attentif aux prochaines évolutions annoncées pour l’automne 2026. Le DPE continuera probablement d’évoluer, mais la tendance actuelle est à la simplification et à la clarification des procédures, pour une meilleure sécurisation de vos projets immobiliers.
Les ajustements récents sur les indicateurs de contrôle du DPE visent à rendre le diagnostic plus fiable et à limiter les blocages inutiles. Pour vous, particulier, cela signifie des démarches plus simples et un DPE plus sécurisé, que vous soyez vendeur, bailleur, acheteur ou locataire. Restez informé des prochaines évolutions et n’hésitez pas à poser des questions à votre diagnostiqueur pour anticiper sereinement vos projets immobiliers.