Bouilloires thermiques : le nouveau défi de la rénovation des logements en France
Chaque été, les logements deviennent de plus en plus difficiles à vivre. Avec la hausse des températures, les rénovations actuelles ne suffisent plus. Les bâtiments surchauffent, surtout ceux des ménages les plus modestes. Le réchauffement climatique aggrave la situation. Face à ce défi, les professionnels du bâtiment demandent des règles adaptées et des solutions résolument efficaces.
Les limites de la rénovation actuelle
Les normes actuelles sont souvent pensées pour l’instant, ce qui entraîne d’importantes limites à la rénovation. Elles devraient anticiper les besoins des 50 prochaines années, surtout dans les régions chaudes. Voici quelques limites des rénovations actuelles :
- La réglementation RE2020 intègre le confort d’été, mais elle reste centrée uniquement sur le chauffage et le neuf. Les bâtiments anciens sont ainsi ignorés.
- Absence d’évolution au niveau de l’organisation interne des offices HLM. Les équipes doivent être formées et sensibilisées aux risques liés à la chaleur.
- Absence d’intégration de la biodiversité, d’aménagement et d’organisation des structures. Il faudrait considérer chaque bâtiment dans son contexte environnemental. La technologie seule ne suffit pas.
Solutions pour stopper la multiplication des bouilloires thermiques
Pour limiter la surchauffe dans les logements peu performants, plusieurs mesures doivent être combinées. Il ne suffit pas de rénover des logements. Il faut penser bâtiment, parcelle et quartier, et associer habitants, professionnels et collectivités. Voici quelques solutions idoines :
- Ventilation naturelle et inertie thermique pour évacuer la chaleur ;
- Végétalisation et espaces verts autour des bâtiments ;
- Développement de systèmes hybrides de chauffage et refroidissement ;
- Usage raisonné de matériaux biosourcés pour réduire les coûts et améliorer la durabilité ;
- Planification à long terme ;
- Sensibilisation et formation des locataires pour qu’ils utilisent des solutions naturelles ;
- Coordination à l’échelle du quartier pour harmoniser les interventions afin de maximiser l’efficacité.
Les matériaux biosourcés et les systèmes hybrides peuvent aider, mais l’adaptation des bâtiments anciens reste un défi national encore peu quantifié.